15 juillet 2008

Emerveillement perpétuel de l'amour, suite.

Chimène, enlaçant tendrement Rodrigue sur les oreillers de soie : Rodrigue, mon bien aimé, si j'étais une fleur, de quelle espèce revetirais-je les formes ?

Rodrigue, réfléchissant : ...

Chimène : Bel amour ?

Rodrigue :  En fait, non, toi, tu serais pas une fleur. tu serais plutôt... (le visage s'éclairant d'une radieuse naïveté) une paupiette de veau !

[inserez ici hurlements, griffures, morsures sur les couilles, arrachage des tétons à la pince coupante rouillée]

Rodrigue, crachant ses dents qu'il avait fort belles : Mais, fférie, f'est très bon les paupiettes...

 

Septième Art

Je ne peux que vous conseiller, malgré ma militance ordinaire pour les salles d'Art et Essai, de vous rendre le plus rapidemment possible dans le Gaumont le plus proche de chez vous.

Non pas pour voir le prochain film avec Angelina Jolie lors duquel vous allez encore espérer vainement entr'apercevoir un bout de téton.

Non pas pour aiguiser vos sens à l'aide du pop-corn, odeur de pop-corn, machouillage bruyant du pop-corn, contact gluant du pop-corn sur l'accoudoir de votre siège.

Non, je vous invite de toute mon âme à vous inserez dans la file d'attente d'un Gaumont, et à lire le règlement intérieur du cinéma situé près de votre hôtesse de caisse.

Article 14 : "Les animaux domestiques sont interdits dans le cinéma, exceptés les chiens d'aveugles".

Ca vaut 8,40€. 

29 octobre 2006

Et heureusement, il y a les copains pédés pour te soutenir dans les moments difficiles

"De toute façon, les filles, c'est fadasse. C'est comme... c'est comme de la brandade de morue sans le goût!"

27 octobre 2006

Suite à vos demandes, comment tailler une pipe.

Tailler une pipe, surtout sa première pipe, est quelque chose de très difficile qui nécessite quelques conseils.

Mais sachez avant tout que chaque pipe est unique, il ne s'agit pas de reproduire une simple technique, vous y mettrez quelque chose de vous, forcément très personnel. C'est cela qui donnera une âme à la pipe.

Avant tout, le choix du bois est fondamental. C'est au milieu du XIXème siècle qu'on a trouvé l'arbuste idéal : la bruyère, dont  le bois dur et dense ne brûle pas en même temps que le tabac, et qui évite de donner ce goût désagréable qui restait auparavant dans la bouche de l'utilisateur.

Voici les étapes principales de la taille de la pipe.

  • Le calibrage, étape durant laquelle l’artisan remodèle les angles et les plans de l’ébauchon et lui donne l’épaisseur qu’aura la pipe.
  • La tige, ensuite maintenue entre deux mâchoires, est alors tournée. C’est le varlopage.
  • Le fraisage permet d’ôter l’excédent de bois restant entre les parties tournées à l’aide d’une fraise à lames multiples.
  • Le râpage permet ensuite de peaufiner le travail de la fraise en éliminant les coins arrières de la base du fourneau.
  • Le foyer, ainsi que la tige peuvent être alors percés avec la mèche d’une perceuse horizontale, opération très délicate puisque le débouchage doit être très précis afin d’éviter de futurs problèmes de tirage.
  • La tête de la pipe a désormais sa taille définitive et il s’agit alors d’effectuer un premier choix parmi les différentes qualités, afin d’éliminer les têtes présentant des défauts et qui seront corrigées avant d’être vérifiées lors du deuxième choix.
  • Le montage consiste en l’assemblage du tuyau sur la pipe, tuyau dont le floc (partie cylindrique du tuyau de la pipe qui entre dans la tige) est façonné pour s’adapter avec précision à la tige. Par soufflage (air comprimé), on élimine les impuretés présentes dans le tuyau ou la tige.
  • Le polissage sur les têtes et les tuyaux (tuyaux dont la matière est le merisier, la corne, l’os, l’ambre, l’ébonite, la résine ou le plastique), travail minutieux souvent féminin, donne à la pipe son aspect final.

N'oubliez pas cependant que fumer peut réduire le nombre de spermatozoïdes et provoquer l'impuissance.

Mais quelques pipes faites maisons exposées au vu de tous, peuvent tout simplement agrémenter votre intérieur et provoquer de passionnantes discussions avec vos amis. 

20 octobre 2006

Milky Branlou Questionnaire

1. Vous faites partie de la dernière génération qui a...

acheté des lessives qui lavent toujours plus blanc (oui, ça ne pouvait pas durer éternellement, le resuçage marketing) (enfin, j'espère) 


2. Vous faites partie de la première génération qui a...

accepté d'épouser des femmes non vierges (et Rodrigue me le rappelle sans cesse pour me prouver à quel point il est magnanime).

3. Sur quoi portait votre dernière recherche google ?

Comment tailler une pipe (voir note ci-dessous), et j'en ai bavé des ronds de chapeaux avant de trouver ce que je cherchais. 

4. La fois où vous vous êtes aperçu qu'on se trompait sur votre compte ?

Cet été, parce que je ne recevais plus mes salaires : le banquier, en faisant une erreur de RIB, s'était trompé sur mon compte, tout en m'ayant mise à découvert (ce qui est un cas très rare).

5. A quelle occasion vous-êtes vous inspiré d'une fiction pour votre vie réelle ?

Moi? Je ne mens jamais!

6. Votre plus gros acte manqué ?

Racine. Bérénice. Acte II. (La scène 2, pour être plus précise).

7. Quelle est la trace la plus manifeste de vos origines dans votre maison ?

Les capotes trouées de Papa, encadrées au-dessus de la cheminée. 

8. Le cadeau le plus nul qu'on vous ait fait ?

 Moins 40% sur la housse de couette Nelly Biche de Bere,

64,00 € À partir de 38,40 € seulement!

Nelly Biche de Bere symbolise l'union entre les peuples à travers sa collection "5 continents", créée en exlusivité pour La Redoute.

Réversible : 1 face ribambelle de petits personnages, 1 face grand personnage.

Rabat de pied pour border.
coloris garantis à 60°.

Pur coton tissage serré (57 fils/cm²),

   

9. La dernière chose dangereuse que vous avez faite, petit inconscient ?

J'ai dit à ma mère qu'il y a avait une micro possibilité dans l'univers pour qu'à ce minuscule point de la conversation elle ait peut-être un tout petit peu tort, mais que rien n'était sûr. 

J'ai pas le cancer, j'ai pas le cancer, mais sinon, tout va bien.

Non, vraiment, je le dis, le chômage, c'est le top.

Outre les relations avec les beaux éphèbes des Assedic, tu as du temps. Tu temps pour faire les trucs que tu avais toujours laissé à l'abandon comme une vigne perdue dont on sait que la récolte serait sucrée, si on s'était donné la peine de monter à flan de coteau pendant huit kilomètres sous un cagnard à faire claquer les cigales, ce qui donnerait une bonne excuse au gouvernement pour nous faire sauter un jour férié, pour faire une caisse de solidarité pour les cigales, alors que soit dit en passant, branlent rien, comme les vieux, ah, tous ces fainéants, i m'énervent, i m'énervent.

Mais revenons-en à mon chômage. Donc, là, tu as du temps pour prendre la peine de faire des choses essentielles. Genre  faire les poches, les fonds de tiroirs, les coins sombres du garage, tous ces endroits où se cachent les piécettes pour vivre leur amour charmant mais malheureusement stérile. Après une bonne demi-journée d'activité, tu as récolté trois euros, qui te permettent soit de boire un bock soit d'aller t'abonner à la bibliothèque. Tu optes pour la bibliothèque, parce que c'est un investissement sur le long terme (le chômage te rend fin économiste), et que pour un bock, c'est facile de se pré-protituer dans n'importe quel bar (la pré-prostitution c'est quand tu frottes tes seins contre un célibataire qui a des mouchoirs sur lui : pour avoir un verre, c'est immanquable. Le coup des mouchoirs, c'est une façon de les repérer, mais un jour, je t'esspliquerai)(mais pas à table).

Alors, certes, sur le chemin de la bibliothèque, il y a quand même des pièges. Oh, au début que t'es au chômage, le PMU crado du coin de la rue, tu le vois même pas, t'es jeune, t'es insouciant, les seuls étalons que tu connaisses, ils te font la chevauchée des Walkyries le samedi soir, ahaha, en plus, tu vas te lire bientôt un petit Fred Vargas tout frais, la vie est belle.

Bon, et puis un jour, ahah, tu te surprends à t'arrêter devant la vitrine du PMU pour distinguer les courses. Et une odeur de bock te sourit. Et puis ce vert, les chevaux la nature, les faces burinées des hommes accoudés te paraissent pleins de charme. Mais tu te resaisis, hein, ahaha, t'es presque jeune, et puis il te reste encore un Zola à lire avant d'avoir terminé les Rougon-Macquart pour la deuxième fois, aha, t'es presque insouciant et ce soir tu vas boire des bocks mais pendant la journée ça te tente bien aussi, mais c'est dommage, tes amis travaillent, alors qu'au PMU, des amis potentiels, y'en a plein, et puis en plus la vitrine elle crie ton nom, et elle te le sussure avec un fond de hennissements sauvages et de portiques en fer qui claquent, elle crie ton nom dans la frénésie des paris, les relents d'alcool et les éclats sonores et lointains des bulles de Kronembourg, elle crie ton nom dans le galop des sabots et les étincelles de boue qu'ils soulèvent, elle crie ton nom dans la dernière gorgée de bière et la mousse qui pleure sur les parois d'un verre, elle...

J'ai pas le cancer, j'ai pas le cancer, mais sinon, tout va bien. 

13 octobre 2006

Potesse revenue d'Argentine

Et alors, elle m'a raconté. Un peu.

Elle m'a raconté les plaines autour de Cordoba.

Et les milliers de kilomètres de soja transgénique US, qui résiste au pesticide US, qui est fauché par des tracteurs monstrueux US.

Et le pesticide tellement puissant que sur des milliers de kilomètres il n'y a plus d'autre plante que du soja, plus un vers de terre, plus un mulot, plus un oiseau. Il reste juste des humains qui récoltent le soja. Et qui ont des cancers.

Elle m'a raconté les collines autour de Cordoba.

La terre y était peu fertile, y vivaient des villages oubliés. Des plaines rentables, un jour, les planteurs de soja ont posé les yeux sur ces collines.

Ils ont chassé les paysans. Avec des promesses d'argent, ça n'a pas marché. Avec des coups de fusils, ça n'a pas marché. Mais les enlevements d'enfants ont été convaincants.

Et des tracteurs sont venus, et ils ont rasé les collines.

Et du soja. Du soja.

Pour nourrir les porcs en Chine. 

06 octobre 2006

L'amour est un émerveillement perpétuel

Rodrigue : Tu sais, le produit que j'utilise tous les jours pour mes recherches au labo, là...

Chimene, tournant une page du journal : mmmh?

Rodrigue : eh ben ça y est, ils en connaissent maintenant les propriétés exactes.

Chimene, attrapant sa tasse de café : Ah.

Rodrigue :  Oui, les tests sur les rats montrent que c'est mortel par contact avec les yeux et la peau.

Chimene, reposant affolée la tasse et le journal : arrgh! Mais, mais, rassure-moi... L'épouse du rat, elle... elle va bien?

27 septembre 2006

Petit plaisir de saison

 

 

Croquer une pomme volée dans le jardin voisin.

 

 

...Il est des pommes qui portent de charmants prénoms.