13 octobre 2006
Potesse revenue d'Argentine
Et alors, elle m'a raconté. Un peu.
Elle m'a raconté les plaines autour de Cordoba.
Et les milliers de kilomètres de soja transgénique US, qui résiste au pesticide US, qui est fauché par des tracteurs monstrueux US.
Et le pesticide tellement puissant que sur des milliers de kilomètres il n'y a plus d'autre plante que du soja, plus un vers de terre, plus un mulot, plus un oiseau. Il reste juste des humains qui récoltent le soja. Et qui ont des cancers.
Elle m'a raconté les collines autour de Cordoba.
La terre y était peu fertile, y vivaient des villages oubliés. Des plaines rentables, un jour, les planteurs de soja ont posé les yeux sur ces collines.
Ils ont chassé les paysans. Avec des promesses d'argent, ça n'a pas marché. Avec des coups de fusils, ça n'a pas marché. Mais les enlevements d'enfants ont été convaincants.
Et des tracteurs sont venus, et ils ont rasé les collines.
Et du soja. Du soja.
Pour nourrir les porcs en Chine.
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08 août 2006
Les propriétaires, cette race supérieure : suite de votre saga de l'été
Rodrigue avait dégotté un stage estival dans la banlieue lyonnaise, à une heure et demi du domicile conjugual. Larmes, déchirements et roulades dans la poussière passés, il s'enquit d'une garçonnière, quelque chose de coquet, pour lui faire oublier l'éloignement de sa belle.
L'idéal se présenta à lui sous la forme d'une chambrette chez l'habitant, au milieu d'un parc arboré de dix hectares, avec accès à la piscine privé. La chambre était bleue et proprette, la kichtenette sympathique était à partager avec le locataire de l'autre piaule.
La visite terminée, il dévoile sa satisfaction et son curriculum à la châtelaine (une famille d'ancien soyeux). Quand soudain, celle-ci s'écrie :
"Ah, mais non, suis-je sotte! Je ne vais pas pouvoir vous louer..."
Veaux vaches cochons et couvées s'envolèrent, au grand dam de Rodrigue. Mais, quelle est la raison? Je suis élève ingénieur, je suis blanc comme une endive et j'ai mis une chemise, c'est à ni rien comprendre!
"Voyez vous, je loue l'autre chambre à une jeune fille, vous comprenez."
Non, Rodrigue ne comprenait pas. Il voulait louer la chambre bleue, pas la rose. Il leva les yeux au ciel...
Et la Vierge lui apparut.
Oui, en vrai. Par la fenêtre, sur un tertre, elle se dressait, plus grande qu'un homme, tout de marbre vêtue.
Et en même temps, sur les murs encadrant la dite fenêtre, le Christ en bois et Jean-Paul II pixelisé se mirent à lui faire de grands signes des bras (et ce n'est facile ni pour l'un, ni pour l'autre) et force clins d'oeil : "ce sont des cathos, ce sont des cathos", lui soufflaient-ils.
Alors, Rodrigue eut une illumination : "ah! mais, je suis marié, Madame, il n'y a donc rien à craindre pour la fleur de votre protégée!"
Ouvrons ici une paranthèse sur la jeune fille, qui était trentenaire, et directrice de colo, certes, célibataire, mais sa tulipe avait déjà dû préparer quelques milk-shakes sur commande (et loin de moi l'idée d'en faire une critique, j'adore le lait, quant au secouage, n'en parlons pas). Car dans le métier de l'animation, il faut bien s'accorder quelques compensations.
Bien entendu, Rodrigue a été puni pour ce mensonge puisque la propriétaire s'est entiché de ce garçon marié si jeune devant Dieu et les hommes, qui ne portait pas d'alliance pour des raisons de sécurité dans l'industrie où il effectuait son stage.
Rodrigue adû lui relater comment lui était venue cette voie, et partager son expérience avec la fille de la chatelaine, qui allait pour ses seize ans convoler en juste noces avec son amoureux de 19 ans, un adolescents blond qui composait à la guitare des chansons intitulées "j'aime Dieu". La fiancée collectionnait les magnets des pizzas pour en rédiger les paroles sur le frigo. L'oreangeade coulait à flots, les photos des grands frères missionnaires en Afrique dégoulinaient également, et au bout d'une semaine, Rodrigue déménageait dans une miteuse chambre de bonne. Non sans avoir gagné, pour son départ, un numéro de "Famille chrétienne", numéro spécial les chrétiens et l'au-delà, pourquoi il ne faut pas essayer de parler aux esprits, je ne vous dis que ça.
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02 juillet 2006
Investissements et rentabilté
Bon. A y'est, fini les études, bonjour le chômage. Soyons lucides, l'avenir n'est pas dans le salariat, et pire, dans le fonctionnariat. Des années de formation pour m'en rendre compte. Alors que j'avais une âme d'entrepreneur. En fait, je bouillonne d'idées.
Rodrigue et moi louons une maison de 50m2, avec un garage de 50m2, et 600 m2 de jardin.
Cout : 750 euros.
Nous pourrions sous-louer la moitié du garage à un étudiant : il y a un lavabo et un soupirail, donc c'est légal (note : toujours commencer par un truc légal). Charges comprises s'il tond la pelouse et lave la bagnole le dimanche.
Bénéf' 450 euros.
Le jardin est bien trop grand pour nous deux. Donnons en la moitié en location à des étrangers en situation illégale, gitans ou autres personnes caravanisées. Cinq caravanes à 100 euros.
Bénéf' 500 euros. Je rentabilise mon loyer.
Les locataires du jardin sont évidemment à la recherche d'un emploi. Pourquoi ne pas investir dans quelques machines à coudre pour créer un atelier dans le reste du garage? Il ne reste que 25m2, mais si on les fait travailler debout en trois huit, on fournit du travail à toutes les familles.
Cout : 5000 euros
J'embauche mon étudiant en stage non rémunéré comme commercial pour refourguer ma cam' sur le marché du textile. Je rappelle mon vieux copain (du temps que j'étais gauchiste) devenu inspecteur du travail, pour me couvrir.
Benef' : 750 millions d'euros.
J'épouse mon banquier. Je lui fait des beaux enfants (en fait, les notres étaient moches, tout leur père, mais on a pris ceux de la bonne picarde qui étaient blonds). Je les prostitue auprès des plus grandes stars. Ils n'ont pas à se plaindre, je les ai sortis du ruisseau. Parfois, je souris en me disant qu'ils auraient pu avoir l'accent ch'ti.
Bénéf' : six personnes à temps plein s'occupent de le calculer.
Et au lieu de me lancer sur la route du succès, j'écoute Moustaki en vous écrivant. J'ai un peu de quoi vous en vouloir non?
18:15 Publié dans La propriété c'est le vol | Lien permanent | Commentaires (28) | Envoyer cette note
15 juin 2006
Les mystères de la publicité radiophonique
"Dis-moi, Cindy, tu te rends compte, lance une voix langoureuse, que nous allons devoir passer toutes nos soirées seules toutes les deux..."
Je dresse l'oreille, serre un peu plus fort le volant de mes mains moites. Tiens, un porno radiophonique?
"Oui, parce que nos hommes vont regarder le football, c'est la coupe du monde. Nous n'allons rien n'avoir à faire". On sent qu'elle met les mots en italique en passant sa langue sur ses lèvres charnues.
Eheh, les petites cochonnes. Je vois bien le scénar, deux bobones à gros nibards, d'habitudes débordées par les casseroles, le portage de journal et de charentaises, la pipe avant de dormir, se retrouvent démunies le jour où leurs maris sont sortis. Que faire? Surveiller le coq au vin devient si vain? Et alors, Cindy propose à Ursula de venir prendre une douche (oui, sans transition, déjà l'intro était un peu longue) et puis elle penche ses énormes seins sur...
"Mais oui, Pamela, c'est vrai! Nous pourrions en profiter pour aller chez l'esthéticienne prendre soin de notre apparence! Il y a des réductions chez Belle et Superficielle pendant la coupe du monde!"
Oui, c'est vrai. En même temps, j'aurai dû me douter, un porno à 16h00 sur France info, c'était chelou.
10:10 Publié dans La propriété c'est le vol | Lien permanent | Commentaires (18) | Envoyer cette note
05 juin 2006
Sexe, politique et argent (3)
Il était une fois, il y a bien longtemps, un couple d'urbains qui habitaient une ville dont je tairai le nom.
Il possédaient une grande maison dans un quartier de grandes maisons. Un quartier très accueillant, ou brillaient les tessons de bouteilles disposés avec art en haut des murailles, ou le soleil dessinait de délicats entrelats mordorés sur les plaques "attention, chien méchant", ou les petits garçons étaient aussi bien tondus que le gazon, où l'on apprenait que la portière d'une Audi A8 ça ne claque pas, ça se ferme doucement dans un gazouillis de rossignol.
Monsieur et Madame Bonheur coulaient des jours heureux au bord de leur piscine.
Mais un jour, un nuage de scrupules passa dans le beau regard brun et lumineux de Madame Bonheur.
"Chéri, roucoula-t-elle d'une voix olympienne, nous sommes riches et beaux, mais il y a des gens malheureux dans ce monde. Nous devrions agir pour notre prochain. Vois-tu, notre garage est bien grand. Nous y avons mis ta mercedes, la twingo que tu as bien voulu m'acheter, ta moto et la batterie de notre fils (oh, Lumière de nos jours! oh, enfant divin qui a choisi d'apprendre l'art de la muse Euterpe!). Mais ce garage reste encore bien grand pour tout cela. Il nous échoie quarante mètres carrés inusités. Ainsi, pourquoi ne les louerions pas à des pauvres?"
Emu jusques au larmes par le grand coeur de son épouse, Monsieur Bonheur se met immédiatement au travail. Non, il n'est pas très doué pour le bricolage, mais qu'importe, c'est le geste qui compte! Ni une ni deux, il dresse quelques parpaings entre l'espace consacré aux automobiles et le futur lieu de repos d'un Joseph et d'une Marie. Un coup de peinture jaune égaie les ciments. Il se torture l'âme pendant des semaines pour trouver un emplacement à la petite salle de bain. Ce n'est point facile, dans quarante mètres carrés, quand il s'agit d'un espace de vingts mètres sur deux mètres. Mais à force de volonté morale, l'appartement prend jour sous ses doigts maladroits mais passionnés. Une enfilade de pièces fort originale, puisque l'on pénètre dans l'endroit par la salle de bain (oh, surprise des surprises! moi qui m'attendais à un couloir! puis-je poser ma veste où sont rangés vos peignoirs?), puis l'on est enchanté par la cuisine dont le lino posé rappelle les vertes collines de son Piémont natal, et enfin, l'on rentre dans la chambre, le doux nid d'amour, où la fenêtre s'ouvre sur le jardin de Monsieur et Madame Bonheur, le lit étant placé pile sous le jet d'arrosage automatique, sans doute pour rafraîchir les amants tentés par le péché...
Monsieur et Madame Bonheur étaient enfin prêts à accomplir leur destinée. Ils déposèrent une petite annonce pour louer leur oeuvre à des étudiants, moyennant la contribution toute symbolique de quatre cent euros. Les dés étaient jetés.
(A suivre)
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28 mars 2006
Mon pharmacien me conseille bien
Ca commençait un tout petit peu à chauffer. D'un côté de la rue, des gaz lacrymogènes ont éclaté. De l'autre, un groupe de jeunes gens commençait à s'agiter. C'est de ce côté que venait la mère avec son bébé dans les bras.
Les grilles des magasins tombèrent alors d'un coup. La mère s'agite, nous lui conseillons de s'éloigner de la maison du tourisme où il y a des gaz. Elle serre son bébé fort contre elle, regarde du côté des CRS, regarde du côté de la foule agitée. Puis, pleiner d'espoir, elle se retourne vers la vitrine de la pharmacie.
Et à travers la grille, la pharmacienne lui crie : "mais, barrez-vous avec votre bébé!"
Ouaip. La jeunesse est dans la rue, comme on dit.
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24 mars 2006
Sexe, politique et argent (2) Courage, Fuyons.
Notre propriétaire grenobloise numéro deux avait un goût prononcé pour l'argent.
Particulièrement pour l'argent des autres, comme Rodrigue et moi avons pu rapidement le constater.
Ainsi, pour faire l'état des lieux, cette chère dame nous demandait 100 euros. Je me suis tout d'abord dit "tiens, elle veux faire faire ça par un notaire, pour plus de sûreté, fort bien, d'ailleurs, ça me donnera l'occasion d'en voir un en vrai, peut-être que ça ressemble aux caricatures que me faisait papa quand j'étais petite, avec des notaires cloués sur des portes, parce que ça éloigne le mauvais oeil." * Papa a toujours eu beaucoup de talent pour le dessin. Mais étrangement, il n'a jamais réussi à en vivre.*
Que nenni. La brave dame nous demandait de la payer pour SA venue lors de l'état des lieux de SON appartement. Selon l'argumentaire infaillible que le temps c'est de l'argent, qu'elle allait y passer du temps, et donc qu'on allait lui donner de l'argent.
Vous trouverez sans doute comme moi (oui, parce que je vous choisis, chers lecteurs, on n'entre pas par hasard sur ce blog, j'ai formaté un truc informatique de dingue pour n'avoir que des gens de gauche)(si, si), vous trouverez doc, que c'est un peu abusé. Non seulement sur le principe, mais également sur le tarif, parce que 100 euros de l'heure, c'est quand même pas une rémunération courante.
Et bien j'étais alors tout à fait d'accord avec vous. Je me suis dit "ahaha, c'est donc ça, elle veux jouer, la vieille, et bien on va jouer. Pour Rodrigue et moi, le temps c'est aussi de l'argent, et nous, comme on est deux, on va exiger d'elle deux cents euros. Rira bien qui rira le dernier."
Oui mais bon. Quand elle est arrivée, en fait, j'ai fait comme tout bon locataire, je lui ai demandé si elle préférait un chèque ou du liquide, et je me suis couchée sur le dos en aboyant "Kaï, kaï" et en exposant mes parties génitales pour bien montrer que je la reconnaissais comme chef de meute.
Mais on l'a eu cet appart, hein. Rien ne peut aller contre la volonté des Crallament. Et d'ailleurs, quand elle est partie, je lui ai même fait un bras d'honneur. Ahah. J'avais bien dit que je rirai la dernière. Et puis, d'ailleurs, comme je suis déjà par terre, c'est drôlement plus pratique pour me bidonner. En fait, je crois bien que j'ai tout gagné dans c't'affaire.
Dites, quelqu'un pourrait pas me traduire en latin cette devise : "je suis un rebelle, mais je choisis les circonstances"?
Ca fera bien sur le blason de la famille.
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28 février 2006
Sexe, politique et argent (1)
Quand je jette un coup d'oeil à mes années d'études grenobloises, j'ai l'impression de ne voir qu'une longue litanie d'actes d'allégeance envers une caste supérieure.
Je veux parler, bien sûr, des PROPRIETAIRES.
Rodrigue et moi avons récemment signé un nouveau bail. Proprement assis autour de la toile cirée à fleur avec nos futurs suzerains, nous avions terminé de présenter fiches de paie, revenus des parents, cartes d'identités, relevés bancaires et autres thèmes astraux.
S'en vint alors alors le moment de la signature et du brin de causette. Monsieur, un homme bien franc, commence par une sympathique "je ne vous offre pas à boire hein? Les gens ne boivent plus de nos jours." Je croyais pourtant que dans nos actes de naissance il était stipulé que nous étions bretons. Et que rien ne fâche davantage un breton qu'une table sans verres. Mais nous avons acquiescé poliement, en promettant tout bas à Loïc Raison de lui sacrifier notre premier né pour nous faire pardonner.
Monsieur enchaîna avec un solennel "moi je ne fais pas de politique", qui augurait mal de la suite de la causette. Pendant ce temps, Madame me vantait les mérites du quartier. Il y a tout à proximité, la boulangerie, la pharmacie, l'église... (Ahah, ben oui ma bonne dame, c'est pratique, on peut aller à confesse au sortir d'acheter les capotes, comme c'est bien pensé!). Monsieur de son côté, en était venu à prendre Rodrigue à témoin de la fainéantise des ouvriers d'aujourd'hui, qui ne savent plus rien faire, et se mettent en dépression pour avoir des vacances avec la sécu. Rodrigue souriait toujours en silence, mais commençait à suer à grosses gouttes. J'avais adopté la même attitude avec Madame, qui se trouvait satisfaite d'apprendre que Rodrigue travaillait davantage que moi. "Quand même, un homme reste un homme, une femme, c'est pas pareil..." Je jetai un coup d'oeil furtif à mon conjoint qui se dépétrait de plus en plus mal dans les affres du brin de causette sans conséquences. Monsieur tonitruait contre tous ces Noirs (il n'avait pas dit "nègres", nous prouvant qu'il était adepte du politiquement correct) qui viennent avec leurs cinq femmes et leurs dix-huit gosses bouffer les allocs, et qui c'est qui les paye, les allocs, hein? C'est nous avec nos retraites! Il m'était difficile d'interrompre la diatribe afin de rappeler quelques principes de bases de notre système de finances publiques, qui permettaient de contredire cette dernière assertion. Madame venait de m'acculer par un soupçonneux "mais... vous êtes pacsés..." Je me justifiais à grands cris expliquant qu'on allait se marier, et que la pacs n'était pour nous qu'une forme moderne de fiançailles. Puis, j'acquiesçai violemment à son pamphlet en bonne et due forme contre les divorcés. Rodrigue et moi commencions à faiblir... (euh, finalement, quelque chose à boire, ç'aurait pas été de refus... Du whisky? Oh, ben oui, pourquoi pas un petit saladier... Juste pour se remettre un peu...)
Fort heureusement, le bail fut bientôt rempli. Monsieur ouvrit la porte qui grinça pour nous libérer. J'étais soulagée : deux minutes de plus, j'aurais probablement dû passer à la salle de bain avec Madame, afin qu'elle vérifiât l'intégrité de mon hymen.
La prochaine fois qu'on change de location, faudra que je pense à me faire recoudre auparavant.
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03 février 2006
Comparaison
Nous menaçons la Palestine de ne pas lui filer ses 200 millions d'euros annuels d'aide si le Hamas ne montre pas patte blanche.
La Palestine a confirmé qu'elle avait vraiment besoin de cette aide.
200 millions. Ca me paraissait une grosse somme.
Et puis...
A Grenoble, on verse 65 millions pour la réhabitation (la réhabilitation, hein, pas la reconstruction, non, non, juste pour refaire les façades, mettre des interphones, sécuriser les balcons...) d'un tout petit quartier.
Du coup, les deux cent millions... Bon sang, le pouvoir économique, c'est pas rien.
Enfin, relativisons quand même.
Les pays pauvres n'ont pas vraiment besoin d'interphones.
C'est vrai quoi, l'interphone, c'est un truc de riches. Ca sert juste à faire des blagues à tes potes quand t'es en bas de l'immeuble.
"Bonjour, c'st le plombier tout nu sous sa blouse!" ou bien "brigade des stupéfiants, ouvrez!" ahaha, mais non, c'est Micheline accompagnée de son éternel humour!
Mais c'est vrai que "Bonjour, c'est le kamikaze tout nu sous sa ceinture de dynamite!", ou "brigade anti-terroriste, ouvrez!", tout de suite, c'est vachement moins drôle.
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